Récupérer les déchets en mer
Le cas des filets de pêche perdus
Des conditions météorologiques compliquées ou la présence d’une roche sur laquelle il s’accroche engendrent parfois la perte d’un filet de pêche. Ces pertes totales ou partielles -outre le manque à gagner qu’elles représentent pour le pêcheur – constituent un danger pour le milieu marin et un piège mortel pour la faune aquatique mobile
En ce début de mois de septembre, les agents du parc ont retiré environ 100 mètres de filets calés sur des rochers du Haut-Fond de Centuri, par une profondeur de 35m. Ce filet contenait 2 mérous bruns morts ainsi qu’une vingtaine de Grandes araignées vivantes, celles-ci ont toutes été démaillées et relâchées.
Lorsqu’un filet de pêche est signalé au Parc Naturel Marin, et après avoir évalué ses impacts sur le milieu -l’âge du filet, l’état de concrétionnement, les enjeux écologiques orienteront les décisions de retrait- les agents procèdent à son relevage dans la mesure de leurs capacités techniques et réglementaires.
Selon sa taille et la profondeur de pose, le filet est découpé au fond, roulé en boule ou remonté entièrement à l’aide de parachutes de relevage. S’ensuivent le démaillage et le retour à la mer des animaux encore vivants. A trois reprises en 2025 les agents du service opération du Parc Naturel Marin du Cap Corse et de l’Agriate auront procédé au retrait de tels engins.
Le programme scientifique Ghostmed de l’Institut Méditerranéen d’Océanologie, dont l’objectif est d’évaluer l’impact des engins de pêche perdus, recense aujourd’hui près de 1500 engins perdus en Méditerranée.
Un réseau dynamique d’observateurs et d’usagers ayant la capacité de signaler les engins de pêche perdus dont ils auraient connaissance, est indispensable au traitement de cette problématique très impactante pour le milieu marin.
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